Une IA qui mène des entretiens téléphoniques
Comme le décrit l’article, Adèle appelle les candidats et leur pose des questions sur leur expérience, leurs motivations et leur parcours. Elle réalise ensuite un tri pour les recruteurs, souvent confrontés à un volume massif de CV, notamment dans les grandes entreprises ou les administrations.
Le fonctionnement repose sur une logique simple : automatiser la première étape du recrutement afin d’identifier rapidement les profils pertinents.
Une expérience réaliste… et déstabilisante
La journaliste raconte avoir elle-même testé l’outil : la voix d’Adèle est décrite comme enthousiaste et encourageante, ce qui peut surprendre lors d’un premier échange téléphonique.
Ce détail est révélateur d’une évolution majeure : l’IA conversationnelle ne se limite plus à des chatbots textuels. Elle est désormais capable d’interagir à l’oral, dans des situations aussi sensibles qu’un entretien professionnel.
Des entretiens courts mais efficaces
L’objectif n’est pas de remplacer le recruteur mais de lui fournir une shortlist qualifiée. Selon l’article, un entretien mené par l’IA dure en moyenne sept minutes, un format très court comparé à un entretien classique, mais suffisant pour évaluer des critères clés.
Ce modèle illustre une transformation profonde des processus RH :
AvantAujourd’huiTri manuelTri automatiséAppels individuelsEntretiens IA simultanésAnalyse lenteShortlist rapide
Pourquoi cet article est un signal fort pour le marché
Le fait qu’un grand média généraliste traite ce sujet indique que l’IA recrutement a franchi un cap :
elle n’est plus expérimentale
elle est utilisée en production
elle intéresse désormais le grand public
Quand une technologie atteint ce stade de médiatisation, cela signifie généralement qu’elle est en train de basculer vers une adoption massive.
Le rôle du recruteur change — il ne disparaît pas
Le point clé souligné implicitement par l’article : l’IA n’élimine pas l’humain, elle déplace son rôle. Le recruteur n’est plus mobilisé sur le tri initial, mais sur l’analyse, l’échange et la décision finale.
Autrement dit, l’IA ne remplace pas le recruteur.
Elle lui rend du temps.
Conclusion — Le recrutement entre dans une nouvelle ère
La publication de cet article dans Le Parisien montre que l’IA recrutement est en train de quitter la sphère des experts pour entrer dans celle du débat public.
La vraie question n’est plus : « Est-ce que l’IA va transformer le recrutement ? » Mais : « Qui va l’adopter en premier — et qui va rester bloqué dans l’ancien modèle ? »




