Une candidate virtuelle nommée Adèle
Le test consistait à postuler à une offre fictive de vendeur en prêt-à-porter. Quelques secondes seulement après l’envoi de la candidature, le journaliste recevait u
n appel d’Adèle, une recruteuse virtuelle développée par la startup française ALLinOne.
La conversation se déroule comme un véritable entretien :
description d’expérience professionnelle
motivations
prétentions salariales
gestion de conflit client
mobilité
Le tout en langage naturel, avec une IA capable de comprendre les réponses et d’adapter ses questions.
Un entretien express… et un verdict immédiat
La particularité de l’expérience : la rapidité.
L’entretien dure environ 3 minutes, et à peine raccroché, le candidat reçoit déjà le résultat. Dans ce cas précis, la réponse était négative — mais accompagnée d’un élément souvent absent du recrutement classique : un feedback détaillé.
L’IA fournit notamment :
les points forts (motivation, dynamisme, ton de voix)
les points faibles (manque d’initiative)
une note globale sur 10
Un débrief qui permet au candidat de comprendre précisément ce qui a fonctionné — ou non — et de s’améliorer pour ses prochaines candidatures.

Un avantage majeur pour les recruteurs
L’enjeu principal de ce type d’outil concerne surtout les entreprises.
Au lieu de devoir analyser des dizaines ou des centaines de candidatures, les recruteurs humains peuvent se concentrer uniquement sur les profils les plus pertinents. L’intelligence artificielle agit comme un filtre de présélection, réduisant drastiquement le volume d’entretiens à mener.
Concrètement, un recruteur qui aurait eu 100 candidats à rencontrer n’en verra peut-être plus que deux ou trois.
Une évaluation plus homogène
Les promoteurs de ces technologies avancent également un argument important : l’objectivité.
Contrairement à un humain, une IA ne varie pas dans son jugement selon la fatigue, l’humeur ou l’heure de la journée. Chaque candidat est évalué selon la même grille d’analyse, avec les mêmes critères.
Les limites actuelles
Ces outils ne sont pas parfaits. Par exemple, l’IA peut encore avoir du mal à détecter certains mensonges ou incohérences dans les réponses.
De plus, certains imaginent déjà un futur où des candidats utiliseraient eux-mêmes une intelligence artificielle pour répondre à leur place lors de ces entretiens automatisés.
L’humain reste indispensable
Malgré ces évolutions technologiques, une chose semble certaine : l’entretien humain final restera incontournable. Les outils d’IA ne remplacent pas les recruteurs, ils les assistent.
Ils permettent surtout de :
gagner du temps
améliorer l’expérience candidat
structurer l’évaluation
objectiver la présélection
Conclusion :
Les entretiens menés par intelligence artificielle ne sont plus une vision futuriste. Ils existent déjà et commencent à transformer concrètement les processus de recrutement. Pour les entreprises comme pour les candidats, ils annoncent une nouvelle étape dans l’évolution du marché du travail — plus rapide, plus structuré et potentiellement plus équitable.




